Charleroi, la ville dirigée par Magnette de façon pas toujours très sociale

Pour Paul Magnette, président du PS et bourgmestre de Charleroi, seul son parti peut faire barrage à la droite et au « kärscher social ». Et voter pour le PTB-go! au détriment du PS renforcerait donc la droite. Nous avons pris Magnette au mot et passé en revue la politique qu’il mène dans la ville où il est au pouvoir, en la comparant à la vision défendue par le PTB+ dans l’opposition.

Voter PTB-go!, c’est déforcer la gauche : tel est l’omniprésent refrain de la campagne électorale dans les rangs du PS. « Comme aux yeux de Paul Magnette, c’est le PS qui représente le mieux la gauche, le déforcer, c’est renforcer la droite. C’est une tentative classique pour délégitimer son adversaire actuel dans les sondages : le PTB-go! », commentait récemment à la RTBF Pierre Verjans, politologue à l’Université de Liège. On pourrait donc s’attendre à ce que la ville gérée par Paul Magnette soit un modèle de politique sociale, à des années-lumière de la vision libérale.

Premier constat étonnant. Force est de constater qu’à Charleroi, le PS s’est choisi le MR comme partenaire pour gérer la ville. En effet, au lendemain des dernières élections communales, le PS disposait d’une majorité absolue (30 sièges sur 51). Il aurait pu gouverner seul, ou avec Ecolo voire le cdH; non, il a délibérément opté pour une majorité XXL avec le parti libéral (qui en outre était le perdant des élections : – 5 sièges) et le cdH.

Deuxième constat. Si, en période de campagne électorale, Magnette érige son parti en seul rempart fiable contre la droite, le seul selon lui pouvant empêcher un « kärscher social », dans les faits, on constate cependant que le projet de ville commun rédigé par Magnette est un exemple de modèle néolibéral qui additionne les mesures antisociales. Examinons donc les décisions concrètes, ainsi que l’analyse effectuée par la première conseillère communale PTB+ élue dans la métropole sambrienne en 2012 : le Dr Sofie Merckx, médecin généraliste à la maison médicale de Médecine pour le Peuple à Marcinelle, qui mène une opposition très active.

City-marketing, promoteurs privés et chasse aux mendiants

« Le bourgmestre Magnette défend un projet de city-marketing, explique Sofie Merckx. Notre ville est dans les mains des promoteurs privés. Par exemple, le projet Rive gauche, qui comprend la construction d’un grand centre commercial, est un projet privé. C’est un grand entrepreneur qui a racheté toute la ville basse de Charleroi. Il s’agit donc de rendre la ville plus attractive pour les plus riches. »

Et, lorsqu’on veut attirer les hauts revenus, la pauvreté dérange. Et là, dès le début de sa législature, les autorités ont décrété la quasi-interdiction de la mendicité en obligeant les mendiants à se déplacer dans les communes selon les jours de la semaine.

« Ce décret anti-mendicité, Magnette pensait que ça allait passer comme une lettre à la poste, commente Sofie Merckx. Mais on a vu surgir une résistance très forte, avec le PTB+ mais aussi avec la FGTB, des associations de terrain, etc. Mon rôle a été de relayer leur colère. Ce décret, ils l’ont d’ailleurs fait passer à la fin du conseil, à minuit, pour décourager les gens qui s’étaient déplacés en masse. Il y a quand même une trentaine de personnes qui sont restées jusqu’au bout. D’ailleurs, les élus de la majorité sont très nerveux quand on informe et mobilise les gens. Quand il n’y a pas beaucoup de public au conseil, ils sont tous à l’aise. Mais quand plusieurs dizaines de personnes viennent suivre le conseil, ils n’aiment pas. »

Lors du conseil communal, l’élue PTB+ est donc montée au créneau pour interpeller la majorité : « En rendant la vie encore plus dure aux mendiants, en les obligeant à se déplacer chaque jour à leurs frais, en les menaçant de saisir leur maigre recette ou de les mettre à l’ombre, j’imagine que le souhait secret de certains est de les voir disparaître du paysage carolo, de les convaincre d’aller mendier ailleurs, dans d’autres communes périphériques. Qui, à leur tour, prendront des mesures pour les éloigner. Déplacer le problème ne le résoudra pas. Il restera alors la tentation de recourir à des mesures de plus en plus coercitives pour – qui sait ? – interdire au public de donner de l’argent sous peine d’amende, tout comme il est aujourd’hui interdit de nourrir les pigeons. »

Dans la foulée, un contrôle des artistes de rue a également été décidé. Ceux-ci doivent désormais avoir un permis pour lequel ils doivent passer une audition devant un jury de représentants de la police, d’échevinats et de centres culturels.

Economies au forcing, augmentation des taxes et suppression de services au public

Passons donc à la politique budgétaire de la coalition de Paul Magnette. Celle-ci s’avère dans la droite ligne de l’austérité et des économies au forcing décrétées aux autres niveaux de pouvoir : une ponction de 8,5% sur l’Impôt des Personnes physiques, soit l’un des taux les plus élevés de Wallonie ; une augmentation du précompte immobilier; une taxe poubelle augmentée au maximum possible; augmentation du tarif des documents administratifs… Le plan de gestion prévoit aussi l’instauration d’une nouvelle taxe sur le raccordement aux égouts. Plusieurs mesures frappent également le portefeuille des familles carolos. Alors que Magnette-le-président-du-PS promet d’instaurer des repas chauds gratuits dans toutes les écoles maternelles et primaires de la partie francophone du pays, Magnette-le-bourgmestre a supprimé les repas chauds de midi dans les centres aérés, tout comme les bus de ramassage des enfants pour le transport vers ces plaines. Les frais des garderies scolaires ont été augmentés, dans des proportions parfois très difficiles pour certains parents. « Avant, il y avait un tarif dégressif en fonction du nombre d’enfants avec un prix maximal de 1,75 euro, explique Sofie Merckx. Ce n’est plus le cas et le prix de la garderie du mercredi après-midi est monté jusqu’à 4 euros par enfant, soit 12 euros pour 3 enfants. Ce n’est pas rien : pour une famille avec trois enfants dont les deux parents travaillent à temps plein, la hausse est en effet de 84% pour un ménage élevant 3 enfants. Soit, sur une année complète, un coût de 843 euros au lieu de 456. »

Le budget a donc un goût amer pour les Carolos, qui depuis plusieurs années se voient de plus en plus lourdement taxés et à qui l’on rend de moins en moins de services. En effet, à travers le plan de gestion, la ville a déjà subi la fermeture des guichets communaux de Couillet, Dampremy et de Roux, et on prévoit encore la suppression de quatre autres guichets, ce qui réduira leur nombre à sept sur l’ensemble du territoire de la ville. Trois antennes CPAS ont été fermées, tout comme le commissariat de police à Lodelinsart. Et d’autres fermetures devraient suivre. Ajoutons encore la fermeture d’une piscine, l’abandon de certains services techniques qui passeront dans les mains du secteur privé, la suppression de Marcinelle-en-Montagne, qui offrait aux jeunes Carolos des vacances de ski à un prix abordable, la diminution de subsides à de nombreuses ASBL…

Suppression d’emplois, privatisations et projets « bling-bling »

Et l’emploi ? Sofie Merckx – qui, avec le PTB, a activement soutenu les travailleurs et syndicalistes de Caterpillar – évoque l’état de lieux à la Ville : « Le plan de gestion regorge d’intitulés tels que synergie, optimalisation, externalisation... C’est-à-dire, en clair : suppression, privatisation. C’est ainsi que les travailleurs contractuels sont de plus en plus remplacés par du personnel avec des statuts précaires. Au CPAS, rien qu’en 2013, 14 postes ont été remplacés par des articles 60. A la Ville, seul 1 départ naturel sur 3 est remplacé ; au CPAS 1 sur 2, mais cela passera aussi à 1 sur 3. Cela pose déjà d’importants problèmes. Par exemple, dans le service de nettoyage des bâtiments, aucune embauche n’est prévue dans le plan 2013-2014. Etant donnée la pyramide des âges au sein de ce service, si l’on ne remplace qu’une personne sur trois, le nombre d’emplois diminuerait de 70 effectifs dans les 10 années qui viennent, passant d’environ 550 à 480 personnes. 50 % du personnel sera alors âgé de plus de 55 ans. Or une étude scientifique menée il y a trois ans dans les 11 maisons médicales de Médecine pour le Peuple a démontré qu’un travailleur sur deux de plus de 55 ans développe une maladie musculo-squelettique affectant sa capacité à travailler. C’est encore davantage dans le secteur du nettoyage, particulièrement à risque pour ces maladies-là. Déjà maintenant, les plaintes sont nombreuses parmi les travailleurs de ce service. La diminution du personnel cause une surcharge de travail, ce qui provoque des tendinites ou des problèmes lombaires pour lesquels seul le repos est bénéfique. Mais le personnel est si peu nombreux dans certains bâtiments qu’il s’ensuit un cercle vicieux : l’absence de plusieurs collègues doit être palliée par ceux qui restent au travail, qui à leur tour sont confrontés à des problèmes de surcharge… »

Budgétairement, le collège communal dirigé par Paul Magnette a d’autres priorités. Par exemple, des projets de prestige un nouvel hôtel de police, la « Tour bleue », signée de l’architecte star Jean Nouvel (52 millions d’euros, en partenariat public/privé). « Nous ne mettons nullement en doute la nécessité d’un nouvel hôtel de police, commente Sofie Merckx. Mais le coût de 4 millions d’euros de loyer par an pour l’hôtel de police nous parait quand même énorme. On aurait certainement pu opter pour des projets plus modestes, tout aussi fonctionnels mais moins "bling-bling". » La majorité a également inscrit au budget 100.000 euros pour une étude de « branding », c’est-à-dire l’étude de l’établissement d’un nouveau logo pour la Ville – en comparaison, le ramassage des enfants pour les plaines d’été qui a été supprimé coûtait 53.000 euros annuellement. Rappelons aussi que, en décembre 2012, le collège avait avalisé l’achat par la Ville de Charleroi de 100 I-phones pour ses édiles, pour un montant de 70.000 euros.

Logement : priorité aux revenus… moyens

A Charleroi, ville la plus pauvre de Belgique, on pourrait attendre d’un pouvoir socialiste qu’il prenne à bras-le-corps un domaine aussi socialement fondamental que le logement. Rappelons quelques faits : le taux de chômage est de 26% (environ 22000 personnes concernées) ; le nombre de bénéficiaires du CPAS tourne autour de 8000 personnes par an – ce qui va fortement augmenter puisque, le 1er janvier 2015, plus de 2.500 Carolos risquent de perdre leurs droit aux allocations de chômage ; en 2012, 484 personnes ont reçu une attestation de sans-abri délivrée par le CPAS ; la même année, plus de 1600 personnes ont fréquenté les abris de nuit carolos – sans compter tous ceux qui n’ont pas trouvé de place. La demande de logements sociaux au loyer abordable serait donc censée constituer une priorité. Plus de 4000 ménages sont sur la liste d’attente.

En juin 2013, Sofie Merckx interpellait la majorité au conseil communal : « En 2004, on disposait de 9852 logements sociaux. Aujourd’hui, on en dénombre 9927, mais il faut retirer les 306 de l’immeuble Apollo, en déconstruction. Même si j’ajoute les 50 logements que vous allez construire, j’arrive à une diminution de 185 logements disponibles pour les personnes précarisées. » Certes, la déclaration de politique communale sur le logement déclare que l’on développera 400 logements par an. « J’étais presque enthousiaste en lisant cela, presque, a poursuivi la conseillère PTB+ dans son intervention. Car plus loin, dans le texte, on voit plus clair : "Nous allons poursuivre la rénovation des logements sociaux et amplifier la quantité de logements moyens disponibles". Pas de construction de nouveaux logements sociaux donc, mais plutôt de logements moyens... Hier, un locataire de la cité Parc à Marcinelle me téléphonait pour me dire que les nouvelles maisons construites seront d’office à plus de 600 euros de loyer. Des logements moyens… Quand on analyse le plan d’ancrage communal sur le logement de la mandature passée, on voit que la moitié est destinée à du logement moyen, et seulement un sur trois à du logement social. Les nombreuses familles qui vivent dans des studios, des meublés ou des logements insalubres devront donc continuer à se débrouiller sur le marché locatif privé. A Charleroi, rien que l’année passée, un Carolo sur six a fait appel au CPAS. Rien que pour ces 34.000 personnes déjà, un logement moyen n’est pas accessible. Et un logement privé encore moins ! Car les promoteurs immobiliers privés à qui vous voulez vendre des terrains ne sont nullement intéressés par nos concitoyens à faible revenu. »

Par ailleurs, face aux expulsions en masse de logements déclarés insalubres par la Ville, Sofie Merckx a également dénoncé l’absence de solutions qui auraient du être prévues pour ces personnes qui se retrouvent sans logement.

Petite victoire politique du PTB carolo

La conseillère PTB+ n’a cessé de taper sur le clou : sur les projets de nouveaux logements de la majorité précédente, seule la moitié sont des logements sociaux accessibles au public précaire, le reste étant plutôt pour un public à revenu moyen, c’est-à-dire environ 3000 € nets par mois. Or à Charleroi, 82 % de la population est en dessous de ce seuil de revenu ! Toutes ses interventions semblent avoir ébranlé certains au conseil communal. Car le 4 novembre, la majorité proposait son nouveau plan d’ancrage communal, et lors de son introduction, l’échevine du logement proposait à Sofie Merckx de « bien écouter car on avait tenu compte de ses remarques ».  Alors que, les 6 années précédentes, on avait proposé la création d’environ 330 logements seulement, le nouveau plan triennal de la majorité propose la construction de 900 logements dont… 880 sont des logements sociaux. « Quand on compare cela avec les plans de majorités précédentes, on voit clairement une rupture, s’est réjouie Sofie Merckx. Nous y voyons un premier résultat important de la lutte politique que nous avons menée dès le début, soutenue aussi par beaucoup d’acteurs de terrain qui partagent notre constat et notre analyse. C’est une petite victoire, même si, idéalement, pour avoir un impact sur le secteur du logement, le nombre de logements publics (sociaux y compris) devrait, idéalement, passer de 11% à 30% à Charleroi. »

Transparence discutable et culture de la non-réponse

Autre problème constaté à Charleroi par Sofie Merckx et d’autres : le manque de transparence dans la gestion de la Ville. Par exemple, l’accès aux documents est loin d’être évident, même pour les conseillers, comme Sofie Merckx a pu s’en rendre compte lorsqu’elle a essayé d'obtenir une copie du rapport AT/Osborne concernant la destruction de la Tour Apollo et qu’elle a été renvoyée, sans succès, du comité de direction de la Carolorégienne vers le service du logement et vice et versa. « J'estime que cette méthode de gestion de l'information est une entrave au bon fonctionnement de la dynamique démocratique locale », s’est insurgée l'élue, qui a interpellé le conseil sur la problématique générale de l’accès aux documents. Il faut demander, insister, téléphoner, retéléphoner... « Pourquoi ces documents ne sont-ils pas livrés automatiquement aux conseillers élus par le peuple pour exercer le contrôle ? a-t-elle interrogé. Par cette méthode, vous semez le doute. Souhaitez-vous réellement que l’opposition puisse jouer son rôle ? Préférez-vous que certaines choses ne voient la lumière du jour ? J’espère que le collège changera de cap et mettra tout en œuvre pour que cela ne puisse plus avoir lieu et que les conseillers puissent recevoir les documents par e-mail et à temps. Je pense que notre ville et son budget méritent mieux qu’un jeu de bluff poker ou chacun essaie de sortir ses cartes au moment opportun. » Avec le PTB+, Sofie propose même d’aller plus loin et de mettre ces documents à disposition de la population avec des réunions d’information pour que les habitants puissent réellement contrôler et donner leur avis sur une chose aussi importante que le budget et l’affectation des moyens dans leur ville.

La culture de la non-réponse est également en vigueur pour le médiateur communal, à qui, selon le règlement, les agents ou services communaux doivent répondre dans un délai d’un mois maximum, le collège communal s’engageant à faire respecter ce délai. « En 2011, la non-réponse était devenue systématique, a dénoncé Sofie Merckx au conseil communal. Permettez-moi une petite comparaison. Je suis médecin et les gens viennent aussi me voir quand il y a un problème. Supposons que la pharmacie refuse systématiquement de délivrer mes ordonnances.... Il me serait impossible de remplir ma mission. Et tel est votre cas quand, sur les 61 dossiers traités dans votre rapport, il y en a 28 dont on ne connaît pas la suite, des courriers restés sans réponse, des dossiers finalement tous retransmis aux nouveaux échevins. Ce rapport devient dès lors une espèce de livre noir des services communaux de la ville de Charleroi. »

Par ailleurs, depuis fin 2006, Charleroi disposait d’un Bureau d’éthique et de déontologie. Au départ, cela a suscité beaucoup d’espoir, mais il a cependant fallu, au fil du temps, constater une certaine inefficacité. Sofie Merckx a également interpellé le collège communal à ce propos, citant plusieurs cas de frein au bon fonctionnement de ce Bureau. Par exemple : « En décembre 2011, le bureau rencontre l’échevin sur la problématique de l’utilisation des voitures de la Ville à des fins privées. Le bureau aimerait se pencher sur le règlement en cours d’élaboration. Six mois plus tard, le 7 juin 2012, il adresse un rappel à l’échevin car il ne dispose toujours pas du règlement... On peut se demander si la Ville n’a pas de règlement ou si cela n’intéresse guère l’échevin de répondre au bureau. » En novembre dernier, les membres du Bureau en question démissionnaient. Officiellement, sa mission était terminée et il ne se justifiait plus vraiment. Reste que, dans leur lettre explicative, les membres rapportaient que « le collège communal exigeait de modifier le règlement afin de pouvoir filtrer les demandes et les avis qui lui étaient adressés », les dossiers « politiques et administratifs » devenant alors du seul ressort du collège communal.

La faute à la crise

Evidemment, le pouvoir en place ne manque pas de rappeler que les finances communales sont étranglées par la crise ; par le Fédéral qui se déleste de toute une série d’obligations sur les pouvoirs locaux sans que les moyens financiers suivent (et qui prend en outre des mesures qui vont aboutir à l’exclusion de milliers de chômeurs, ce qui va alourdir encore les charges du CPAS) ; par l’Europe, qui impose aux Etats mais aussi aux pouvoirs locaux de se désendetter. « Tout cela est vrai, a acquiescé Sofie Merckx en séance du conseil. Mais ce qui est vrai aussi, c’est que vous, Monsieur Magnette et les partis qui constituent ici la majorité communale, vous votez comme un seul homme au niveau fédéral des lois qui, justement, étranglent les pouvoirs locaux. Vous votez au fédéral des Traités européens qui déresponsabilisent les femmes et les hommes politiques de ce pays. On ne peut à la fois pleurer sur le manque de moyens des communes et voter au Fédéral et à la région pour des mesures qui étranglent financièrement les pouvoirs locaux. La nouvelle équipe a promis d’aller chercher les moyens pour notre ville, pour son renouveau et ses citoyens. Mais personnellement, je n'ai trouvé aucune piste qui permettrait de libérer ses moyens dans les centaines de pages de documents… »